🇫🇷 Que de belles rencontres pendant ce voyage !… Voici une série de portraits choisis dans l’ordre chronologique.
🇩🇪 So viele schöne Begegnungen während der Reise!… Hier ein paar ausgewählte Porträts, in der zeitlichen Reihenfolge
🔹️DORJEE, par Adam

🇫🇷 Dorjee était notre premier guide du voyage (il nous a accompagnés de Chengdu jusqu’à Yushu). Nous avons logé trois nuits chez lui où nous avons pu rencontrer sa famille et son chien (malheureusement toujours attaché à une laisse, car « s’il s’échappait, il serait tué par les soldats chinois »). Enfant, Dorjee a été envoyé dans un monastère pour devenir moine, mais ça ne l’intéressait pas alors il s’est enfui alors qu’il n’avait que 9 ans. Il a été en Inde et n’a pas revu sa famille pendant 10 ans ! Là il a appris l’anglais, ce qui lui permet aujourd’hui d’être guide dans la belle région du Kham, la partie est du Tibet. Dorjee aime collectionner les antiquités tibétaines, il est très débrouillard et fier de sa culture.
🇩🇪 Dorjee war unser erster Führer der Reise (er hat uns von Chengdu nach Yushu begleitet). Wir haben drei Näachte bei seinem Zuhause verbracht, wo wir seine Familie und seinen Hund (leider immer an der Leine, da er, wenn er wegläuft, von den chinesischen Soldaten getötet wird) kennengelernt. Als Kind wurde Dorjee in ein Kloster gebracht, um Mönch zu werden, aber es interresierte ihn nicht, also ist er geflohen als er 9 Jahre alt war. Er ist nach Indien geflüchtet und hat seine Familie 10 Jahre nicht gesehen! Dort hat er Englisch gelernt, was ihn nun ermöglicht Führer in der schönen Region vom Kham zu sein. Dorjee liebt es tibetische Antiquitäten zu sammeln, er ist sehr pfiffig und stolz auf seine Kultur.
🔹️DAWA, par Romain

🇫🇷 Nous avions rapidement parlé d’elle dans notre article sur la « vallée des artisans » au Tibet oriental. Dawa Drolma a grandi à Dzongsar. A l’âge de 10 ans, elle a demandé à ses parents si elle pouvait aller à l’école. Elle a du beaucoup rattrapé mais a peu à peu eu de très bonnes notes. Grâce à une bourse d’études, elle a terminé ses études de premier cycle en administration des affaires aux États-Unis. Elle a choisi de revenir au Tibet et de travailler dans l’entreprise familiale tout en faisant beaucoup de recherches pour l’art et l’artisanat tibétains qui la passionnent. Elle est aussi active pour la création de réseaux pour les entreprises artisanales tibétaines. Elle réussit à allier la tradition du savoir-faire et la modernité dans la vente, la communication, les projets. « Je veux m’assurer que le rêve de chaque artisan de Khyenle devienne réalité grâce à la mission de Khyenle. »
🇩🇪 Wir sprachen kurz über sie in unserem Artikel über das « Handwerkertal » in Osttibet. Dawa Drolma ist in Dzongsar aufgewachsen. Mit 10 Jahren fragte sie ihre Eltern, ob sie zur Schule gehen könnte. Sie musste viel nachholen, bekam aber nach und nach sehr gute Noten. Durch ein Stipendium absolvierte sie ein Bachelor-Studium in Business Administration in den USA. Sie entschied sich, nach Tibet zurückzukehren und im Familienunternehmen zu arbeiten, wo sie viele Forschungen für das tibetische Kunsthandwerk übernimmt, das sie fasziniert. Sie ist auch im Networking für tibetische Handwerksbetriebe tätig. Sie hat es geschafft, die Tradition und das moderne Vertrieb, Kommunikation und Projekten zu verbinden. « Ich möchte sicherstellen, dass der Traum von jedem Khyenle-Handwerker durch Khyenles Mission zur Wirklichkeit wird. »
🔹️MAHIMA BHALLA & JOON DEEPIKA, UNESCO MAHATMA GANDHI INSTITUTE FOR EDUCATION FOR PEACE AND SUSTAINABLE DEVELOPMENT, par Estelle

🇫🇷 Nous avons rencontré ces deux personnes lors de notre passage à New Delhi. Il y a une dizaine d’années, le gouvernement indien s’est rapproché de L’UNESCO pour créer un centre de recherche dans le domaine de l’éducation au développement. Joon est notamment responsable du programme YESPeace (Youth for Education, Sustainability and Peace) qui pour soutient des organismes qui éduquent les jeunes aux principes de non violence et au développement durable. Mahima est quant elle spécialiste de la pédagogie inclusive, sujet sur lequel elle s’est formée sur le terrain quand elle était prof, ainsi que sur les bancs d’Harvard.
Nous avons beaucoup appris sur le système éducatif indien, à double, triple, quadruple… vitesse. Élitiste, valorisant les maths, une image du metier dégradé, des parents qui délaissent le système public… (ça rappelle quelque chose aux français??) et du coup des profs qui privilégient aussi les écoles privées. Au final un bon niveau au global, du moins pour une certaine couche de la population, une jeune génération au potentiel malheureusement « sous utilisé » par manque d’emplois. Résultat : des départs à l’étranger ou des chauffeurs de rickshaw hyper cultivés et bilingues !
Joon et Mahima étaient de leur côté bien curieuses que nous leur parlions des systèmes français et allemand. Timothée était bien placé, lui qui a vécu les deux 😉
🇩🇪 Wir trafen diese zwei Experten während unseres Besuchs in New-Delhi. Vor etwa zehn Jahren rückte die indische Regierung näher an die UNESCO heran, um ein Forschungszentrum im Bereich der Entwicklungsbildung zu schaffen. Joon ist für das YESPeace-Programm (Youth for Education, Sustainability and Peace), das Organisationen unterstützt, die junge Menschen über die Grundsätze der Gewaltlosigkeit und nachhaltige Entwicklung informieren verantwortlich. Mahima ist eine Expertin in integrativen Pädagogik, ein Thema, auf dem sie sowohl als Lehrerin auf dem Feld als auch auf den Bänken von Harvard ausgebildet wurde.
Wir haben viel über das indische Bildungssystem der 2, 3, 4… Geschwindigkeiten gelernt. Elitist, Mathematik wertschätzend, ein Bild des degradierten Jobs, Eltern, die das öffentliche System aufgeben… (es erinnert etwas an die Franzosen ??) und den Schlaganfall von Lehrern, die auch Privatschulen bevorzugen. Am Ende ein insgesamt gutes Niveau, zumindest für eine bestimmte Schicht der Bevölkerung, eine junge Generation mit Potenzial, die leider wegen Arbeitsplatzmangel « ungenutzt » ist. Als Folge gibt es Abflüge ins Ausland oder Rikschaw-Fahrer, die hyper-ausgebilder und zweisprachig sind!
Joon und Mahima waren auf ihrer Seite sehr neugierig, dass wir mit ihnen über das französische und deutsche System gesprochen haben. Timothée war gut aufgestellt, da er beides erlebt hat 😉
🔹️SHAMSUL AKHTAR, DIRECTOR KARUNA-SHECHEN INDIA, par Adam

🇫🇷 Nous avons été avec Shamsul pendant notre séjour à BodhGaya. C’est le chef de Karuna Schechen India (rien que ça !) depuis 6 ans. Tout d’abord Shamsul a étudié le développement rural à l’université et il voulait être fermier. Il était aussi engagé en politique lorsqu’il était étudiant. Puis il était responsable de l’organisation du volontariat dans une ONG en Afrique. C’est là qu’il a recontré sa femme (sur un site de « mariage », comme beaucoup d’indiens!). Après avoir été contacté par Karuna Schechen en 2012, il s’est installé dans la clinique de BodhGaya, meme si il a aussi un appartement dans l’autre clinique de Karuna Schehen en Inde, dans le Jharkhand. Shamsul a toujours de nombreuses idées pour développer l’ONG, petit à petit, et réfléchit beaucoup aux meilleurs projets à réaliser. Il nous a accueilli, nous a donné plusieurs missions à réaliser, nous avons beaucoup travaillé mais dans une super ambiance et sommes vraiment devenus amis.
🇩🇪 Wir waren während unserem Aufenthalt in Bodhgaya mit Shamsul. Er ist seit 6 Jahren Chef bvon Karuna Shechen India (bloß das!!). Als erstes hat Shamsul ländliche Entwicklung studier und wollte Bauer werden. Er war als Student auch in der Politik engagier. Dann war er Funktionär einer NPO in Afrika. Da hat er seine Frau kennengelernt (über einer Begegnungsseite auf Internet, wie viele Inder). Nachdem er von Karuna Shechen kontaktiert wurde, ist er in die Klinik in Bodhgaya gezogen, auch wenn er eine Wohnung in der Klinik in Jharkhand hat. Shamsul hat nach und nach sehr viele Ideen um die NPO zu entwickeln und denkt viel über (noch) bessere Projekte. Er at uns empfangen, « Missionen » gegeben, wir haben viel gearbeitet, aber in einer tollen Atmosphäre und sind wirklich Freunde geworden.
🔹️JULIE THOMAS (ALIAS VEN. TENZIN PALDRON), DIRECTOR OF THE ROOT INSTITUTE, par Ninon

🇫🇷 Je commence par vous expliquer pourquoi la directrice (car c’est la directrice du Root Institute) a deux noms. Le premier nom, Julie Thomas, est son nom de naissance donné par ses parents (Julie parce que sa mère était fan de Julie Andrews !). Son deuxième nom a été donné par son précepteur : Vénérable Tenzin Paldron.
Elle vient d’une famille chrétienne syrienne immigrée en Inde (il y a longtemps ! ! ! ), mais a étudié le bouddhisme dans une université, d’abord à distance par internet puis en Italie. Depuis 3 ans et demi, elle dirige le Root Institue qui consiste en une école, une clinique et un centre de méditation.
🇩🇪 Zu aller erst erkläre ivh warum die Direktorin (denn es ist die Direktorin vom Root Institute) zwei Namen trägt. Der erste Name, Julie Thomas, ist ihr Geburtsname von ihren Eltern gegeben (Julie, weil ihr Mutter ein Fan von Julie Andrews war!). Der zweite kommt von ihrem Meister: Venerable Tenzin Paldron.
Sie kommt aus einer christlichen Familie, die von Syrien nach Indien geflüchtet ist (schon vor langem!!!), hataber in einer Universität, erst durch Internet und dann in Italien. Seit drei Jahren leitet sie das Root Institute, das aus einer Schule, einer Klinik und Meditationszentrum besteht.
🔹️ANSHU (DEKHI), par Ninon

🇫🇷 Anshu est une nonne qui enseigne à la Maitreya School (voir mon article). Tous les matins elle fait 30min de mantras et de méditation avec les élèves pour bien commencer la journée. Elle travaille au Root Institute depuis six ans. Depuis son enfance elle veut travailler avec des enfants. Elle trouve que les enfants ont un cœur pur, sont sincères et disent ce qu’ils pensent. Elle veut leur transmettre ce qu’elle a appris dans sa vie. Pour elle, il est important que les enfants apprennent les maths, l’anglais etc. mais aussi qu’ils comprennent que les valeurs comme le respect et l’entraide sont essentielles.
🇩🇪 Anshu ist eine Nonne die in der Maitreya School (siehe mein Artikel) lehrt. Jeden Morgen macht sie mit den Schülern 30 Minuten Mantra (Gesang) und Meditation. Sie arbeitet im Root Institute seit 6 Jahren. Sie findet, dass Kinder ein warmes Herz haben, ehrlich sind und sagen, was sie sagen. Sie möchte ihnen ihnen weitergeben wa sie in ihrem Leben gelernt hat. Für sie ist es wichtig, dass Kinder Mathe, Engliscg usw. lernen, aber auch, dass sie verstehen, dass Werte wie Respekt und gegenseitige Unterstützung wesentlich sind.
🔹️DR DANIEL MENÉ, ACUPUNTURA PARA EL MUNDO, par Timo

🇫🇷 Nous avons rencontré « Dr Daniel » et son associée Alexandra Guix alors qu’ils venaient animer une formation à la clinique de Karuna. Médecin généraliste de formation, Daniel a décidé de se lancer dans l’acupuncture en observant les effets quasi miraculeux de cette pratique sur ses patients. Il a aujourd’hui joint l’humanitaire à sa profession et travaille pour l’ONG espagnole « Acupuntura para el Mondo », une organisation qui tente d’apporter une solution au manque de médicaments dans les régions défavorisées et plus particulièrement en Inde. Des médecins locaux sont formés à l’acuponcture gratuitement, ce qui a rapidement un impact sur la population.
🇩🇪 Wir haben « Dr. Daniel » und seine Assistentin Alexandra Guix kennengelernt als er in die Karuna-Klinik kam um zu unterrichten. Nach seine lange Jahren als Allgemeinarzt entschied er Akupunktur zu lernen, weil er die fast wundersamen Auswirkungen dieser Praxis auf seine Patienten beobachtete. Mittlerweile hat er sich dem humanitären Bereich angeschlossen und arbeitet für die spanische NPO « Acupuntura para el Mondo », eine Organisation, die versucht Medikamentenmangel in ärmeren Regionen und insbesondere in Indien zu unterstützen. Lokale Ärzte werden kostenlos zu Akkupunktur ausgebildet, was sich schnell auf die Bevölkerung auswirkt.
🔹️SANJEEV PRADHAN, DIRECTOR KARUNA-SHECHEN NEPAL, par Romain

🇫🇷 Ami très proche de Matthieu Ricard, Sanjeev a soutenu l’aventure de Karuna-Shechen dès ses débuts. Nous l’avons d’abord rencontré en Inde lors de sa visite annuelle, puis à Katmandou dans la clinique qu’il dirige. Il a partagé avec nous sa vision du développement au Népal, sa passion pour les questions de l’auto-suffisance alimentaire, et d’une éducation remettant en valeur des métiers locaux (agriculture, artisanat). Sa motivation : ne pas pousser les jeunes à migrer vers les grandes villes ou à compter seulement sur le tourisme, mais les encourager à garder leur ancrage dans les villages. Sanjeev est passionnant car il développe une vision des choses à un horizon de 50 ans !
🇩🇪 Als Freund von Matthieu Ricard hat Sanjeev das Abenteuer von Karuna-Shechen seit seiner Gründung unterstützt. Wir haben ihn während seines jährlichen Besuchs in Indien kennengelernt, dann in Kathmandu in der von ihm geleiteten Klinik besucht. Er teilte uns seine Vision der Entwicklung in Nepal, seine Leidenschaft für die Frage der Selbstversorgung mit Nahrungsmitteln und der Ausbildung, die das lokale Handwerk (Landwirtschaft, Handwerk) unterstützt. Seine Motivation: Jugendliche nicht dazu zu bringen, in die großen Städte zu ziehen oder nur auf den Tourismus zu setzen, sondern sie zu ermutigen, ihre Wurzeln in den Dörfern zu behalten. Sanjeev ist aufregend, weil er eine Sicht der Dinge mit einem Horizont von 50 Jahren entwickelt!

Fascinating stories with fascinating people!
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Merci de nous avoir fait rêver en partageant tous vos souvenirs. Quel beau voyage ! Bonne reprise à tous dans un monde bien différent. Nous vous embrassons tous bien fort.
Bernadette & Yves-Marie
Le dim. 4 nov. 2018 à 17:04, Les Pandas, l’Himalaya et Bouddha, nous voilà ! a écrit :
> lauvergnetravel posted: “[image: 🇫🇷] Que de belles rencontres pendant > ce voyage !… Voici une série de portraits choisis dans l’ordre > chronologique. [image: 🇩🇪] So viele schöne Begegnungen während der > Reise!… Hier ein paar ausgewählte Porträts, in der zeitlichen Reihenfolge [image: > 🔹]DORJEE, par Ad” >
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